Pierre qui roule…Bulletin n°3

1er Juillet 2016, par Jacques

Bibliothèque Nationale de France : ISSN 2551-3923

L’Ukraine. Un pays à l’Histoire riche, même s’il ne fut pas souvent indépendant depuis le XIIIème siècle, déchiré entre les influences scythe, mongole, ottomane, tatare, lituanienne, polonaise et russe, l’Ukraine est aujourd’hui, peu ou prou, et selon ses régions, l’héritière de toutes ces cultures.

L’Ukraine. C’est ce pays que j’ai fait visiter  à de nombreux groupes, pour leur faire découvrir la Crimée, où je n’irai plus, c’est décidé. Je me consacrerai dorénavant à Kiev la capitale chargée d’Histoire et Lvov la ville de l’ouest empreinte d’une autre Histoire qui la rattache plus à l’Europe centrale, ce qui démontre à quel point l’Ukraine est le pays de deux Europe qui se sont parfois tourné le dos bien qu’elles partagent les mêmes valeurs.

L’Ukraine. Un pays que je connais, pratique et aime depuis 1986, ce qui ne me rajeunit pas. J’ai créé les relations Internationales entre l’INSA et l’université de Dniepropetrovsk, beaucoup de mes élèves de russe y sont partis en stage, ramenant pour quelques-uns dans leur cœur et dans leur vie une jolie épouse scientifique. C’est ainsi que j’ai rencontré de nombreux Ukrainiens sur une longue période, j’ai assisté à l’écroulement de l’Union Soviétique et à la naissance de l’Ukraine indépendante, j’étais à Kiev au moment de la Révolution Orange, ce pur bonheur, cette Révolution douce, pratiquement sans violence, mais avec une grande flamme d’espoir pour un peuple qui était en train de prendre les rênes, de les retirer des mains d’une caste d’anciens apparatchiks et de maffieux qui pensaient qu’après l’URSS tout allait continuer comme avant. C’est un pays que j’ai parcouru dans tous les sens, souvent en voitures de location, me dirigeant et m’arrêtant au hasard ou avec des intentions précises, naviguant sans cartes, avec la seule aide (les panneaux directionnels étant à l’époque des raretés en dehors des grandes villes) d’autostoppeurs toujours contents de bavarder avec un Français, venu d’un autre monde.

Ma connaissance de l’Ukraine est intime, de l’intérieur, c’est mon troisième «chez moi» après la France et, bien sûr, l’Espagne. Un pays où je ne me sens pas étranger, où la fête nationale m’a fait vibrer un 24 août sur Kreschatik, la grande avenue centrale, où le patriotisme pare la rentrée des classes de bleu et de jaune sans que le nationalisme s’en mêle. Certes, tout n’y est pas parfait, l’économie va mal, mais 25 ans après la chute de l’URSS, on a le droit à Kiev de ne pas être d’accord avec le Président Poroshenko et on a le droit de le dire.

Après les événements de 2014 et 2015 que j’ai évoqués, j’ai voulu retourner à Kiev cette année, et j’ai constaté que l’embrasement était loin derrière nous, il n’en reste aucune séquelle, j’ai vu que la ville n’en avait pas souffert. Fort de ces certitudes, j’envisage de vous proposer en 2017 de rencontrer ces Slaves du sud, souriants dans la difficulté, travailleurs et diserts ; de voir Kiev et les mosaïques byzantines du XIème siècle de Sainte Sophie, les vestiges de la Rus de Kiev, cet état médiéval  dont les princes et princesses épousèrent les héritiers de toutes les cours d’Europe, le monastère troglodyte de Pétchersk, la vieille ville du Podol au bord du majestueux Dniepr, etc.  Peut-être irons-nous voir aussi Lvov, la grande ville de l’ouest, au charme un peu suranné d’Europe centrale, qui conserve les statues baroques époustouflantes (Geneviève n’en est pas encore revenue) d’un sculpteur sublime, totalement méconnu chez nous, Georg Pinzel.

 

Voila pourquoi, en 2018, j’emmène des voyageurs en Ukraine de l'ouest à Lvov et en 2019 à Kiev... détails : ICI

Pour comprendre avec qui vous voyagez, nous vous faisons passer par la cuisine avant de vous mettre à table. Comment et pourquoi  sont nés nos voyages, leur évolution et le plaisir que nous partageons volontiers avec vous.

Jacques Sanchez, rédacteur en chef

 

En Ukraine, des slaves du sud, proches de nous !

L’Ukraine. Un pays dans le viseur de Poutine ? Sans aucun doute, mais le KGBiste du Kremlin a obtenu ce qu’il voulait en Crimée et il est sur le point d’obtenir le reste dans l’Est du pays. L’Ukraine n’a pas été en proie à une guerre civile, comme on a voulu nous le faire croire, mais victime d’une intervention étrangère. C’est ce que m’ont dit toutes les personnes que j’ai rencontrées à Kiev ce printemps.  J’en étais aussi  convaincu depuis le début, et aujourd’hui, alors que l’actualité en France est passée à autre chose, alors que les lobbies pro-Kremlin  en France (plus nombreux qu’on ne le pense) se sont tus, il n’y a plus aucun doute à ce sujet. Les prétendus indépendantistes de Crimée, Donetsk et Lugansk étaient et restent téléguidés depuis Moscou.

Autres chapitres du Bulletin :

N°1  : Ouzbékistan           N°4 : Tibet             N°6 : Cambodge

N°2 : Sibérie                     N°5 : Pérou           N°7 : Géorgie

N°8 : Chine                      N°9 : Espagne

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